Une belle chanson de la talentueuse et attachante Zazie qui nous parle de l'Homme qui n'est qu'un Homme, étrange entité terrestre qui semble avoir
oublié d'où il vient et qui, privé de ses racines, fonce dans le mur (le clip l'explique très bien!).
Chan-geons !
ZAZIE
Je suis un homme (2007)
Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.
Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.
Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.
Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Voila, en hommage à mes examens qui viennent de s'achever en beauté (hum!), voici les paroles de la chanson du film "An inconvenient
truth" (une vérité qui dérange), le célébrissime film d'Al Gore sur le réchauffement climatique sur lequel portait mon examen d'anglais.
Le titre est interprété par la chanteuse américaine MELISSA ETHRIDGE qui a reçu l'oscar 2006 de la meilleure musique de film, la même année où "An inconvénient truth"
recevait l'oscar du meilleur documentaire.
Le titre "I need to wake up" signifie "Il faut que je me réveille", il évoque le temps où l'on pouvait vivre sur terre comme des enfants insouciants, indifférents à l'état de la
planète.
Période révolue, il faut maintenant voir la vérité, celle qui dérange, en face. Se comporter en adultes responsables et se secouer pour remédier aux maux de notre belle Terre!
Le dernier ver, mot isolé sur sa ligne revêt une grande importance, comme une injonction finale: NOW !
I Need To Wake Up
(Melissa
Etheridge)
Have I been sleeping?
I’ve been so still
Afraid of crumbling
Have I been careless?
Dismissing all the distant rumblings
Take me where I am supposed to be
To comprehend the things that I can’t see
Cause I need to move
I need to wake up
I need to change
I need to shake up
I need to speak out
Something’s got to break up
I’ve been asleep
And I need to wake up
Now
And as a child
I danced like it was 1999
My dreams were wild
The promise of this new world
Would be mine
Now I am throwing off the carelessness of youth
To listen to an inconvenient truth
That I need to move
I need to wake up
I need to change
I need to shake up
I need to speak out
Something’s got to break up
I’ve been asleep
And I need to wake up
Now
I am not an island
I am not alone
I am my intentions
Trapped here in this flesh and bone
And I need to move
I need to wake up
I need to change
I need to shake up
I need to speak out
Something’s got to break up
I’ve been asleep
And I need to wake up
Now
I want to change
I need to shake up
I need to speak out
Oh, Something’s got to break up
I’ve been asleep
And I need to wake up
Now
Il y avait du temps de grand-maman
des fleurs qui poussaient dans son jardin
le temps a passé seules restent les pensées
et dans tes mains il ne reste plus rien
{Refrain:}
qui a tué grand-maman, est-ce le temps
où les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
la la la la la la...
il y avait du temps de grand-maman
du silence à écouter
des branches sur les arbres, des feuilles sur les branches
des oiseaux sur les feuilles et qui chantaient
{au Refrain}
le bulldozer a tué grand-maman
et changé ses fleurs en marteaux-piqueurs
les oiseaux pour chanter ne trouvent que des chantiers
est-ce pour cela que l'on te pleure?
{au Refrain}
qui a tué grand-maman, est-ce le temps
ou les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
Une jolie chansonette écolo de Polnareff qui, comme d'autres à cette époque, a chanté le thème de l'urbanisation à outrance marquant la fin de la vie à la campagne.
C'était déja par exemple le cas du "Petit Jardin" de Dutronc et "Où est ma maison de Françoise Hardy (cliquez ici ) ou encore "la maison près de la fontaine" de Nino Ferrer ( voyez ici ), et d'autres...
Une chanson qui a été très joliement reprise par les Enfoirés dans leur "Secret" de 2008 par Goldman, Garou, Julien Clerc accompagnés d'une chorale d'enfants.
Je voulais vous mettre l'extrait vidéo mais non! Non seulement il n'est pas sur internet mais en plus cela vous incitera à acquérir ce CD pour une très bonne cause!
COMME UN ARBRE paroles: Catherine et Maxime
LeForestier
musique: Maxime LeForestier
Comme un arbre dans la ville
Je suis né dans le béton
Coincé entre deux maisons
Sans abri, sans domicile
Comme un arbre dans la ville
Comme un arbre dans la ville
J'ai grandi loin des futaies
Où mes frères des forêts
Ont fondé une famille
Comme un arbre dans la ville
Entre béton et bitume
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Si près des autos qui fument
Entre béton et bitume
Comme un arbre dans la ville
J'ai la fumée des usines
Pour prison, et mes racines
On les recouvre de grilles
Comme un arbre dans la ville
Comme un arbre dans la ville
J'ai des chansons sur mes feuilles
Qui s'envoleront sous l'oeil
De vos fenêtres serviles
Comme un arbre dans la ville
Entre béton et bitume
On m'arrachera des rues
Pour bâtir où j'ai vécu
Des parkings d'honneur posthumes
Entre béton et bitume
Comme un arbre dans la ville
Ami, fais, après ma mort
Barricades de mon corps
Et du feu de mes brindilles
Comme un arbre dans la ville
Voici une très belle ballade de Maxime Leforestier nous racontant le destin d'un arbre poussé dans la grisaille loin de sa forêt.
Arbre triste, sans avenir dans la spirale du développement urbain,
planté là juste pour faire joli et que personne n'apprécie à sa juste valeur.
Et si cette chason était à lire au second degré, l'arbre symbolisant autre chose: les marginaux des grandes villes, les "déracinés" que sont les bohêmes, les minorités, les sans domiciles
etc...qui COMME LES ARBRES de la ville sont ignorés voire méprisés et priés d'aller voir ailleurs.
Voici le lien où vous pourrez voir Maxime Leforestier interprété ce titre:
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des
Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
... Car non! Nous ne sommes pas que des "consommateurs", nous sommes des êtres de chair et de sang qui avons des idéaux, des rêves: "Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales".
Nous avons besoins de vrai, de sentiments et de simplicité...