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BIENVENUE SUR LE BLOG A LA CHLOROPHYLE, 100% BIODEGRADABLE, QUI VA SAUVER LA PLANETE!!!

(et qui parle un peu de moi aussi...)

chlorozik: la chanson verte.





Cette chanson a été composée et chantée par le talentueux Jean Ferrat en 1964 à une époque où la chanson francaise se plaisait à évoquer les racines rurales de la france, leur disparition face à l'urbanisation galopante et l'exode des paysans vers les villes.

On peut citer par exemple ces titres que, au passage, vous trouverez dans mon blog : "Le petit jardin" de Jacques Dutronc, "La maison où j'ai grandi" de Françoise Hardy ou encore "La maison près de la fontaine" de Nino Ferer.

Dans "La montagne" Jean Ferrat parle de cette situation qui touche sa régon de coeur, l'Ardèche, dont les monts et la douceur de vivre ne suffisent plus à retenir la jeunesse.



LA MONTAGNE
(Jean Ferrat, 1964)


Ils quittent un à un le pays
Pour s'en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n'était pas original
Quand ils s'essuyaient machinal
D'un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline
Qu'importent les jours les années
Ils avaient tous l'âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C'était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S'il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n'y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s'en faire
Que l'heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l'on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?





Par aurél - Publié dans : chlorozik: la chanson verte.
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Je viens d'entendre que l'alliance anti-corrida souhaite sponsoriser une corrida à Las Vegas qui se singularise par le fait
QU'AUCUN ANIMAL NE SERA MIS A MORT.

Les puristes de la tauromachie ont immédiatement crié au scandale comme vous pourrez les constater en lisant
cet article .

L'occasion aussi de faire référence à cette très belle chanson de Francis Cabrel "La Corrida", qui nous permet, sans passion et sans haine, de considérer cette pratique à travers les yeux de sa principale victime, le taureau, et de nous interroger sur la futilité de ces pratiques.


LA CORRIDA
(Francis Cabrel, 1998)


Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que s'arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros



Par aurél - Publié dans : chlorozik: la chanson verte.
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Je tenais à faire un article suite au décès de Michael Jackson car, on peut le dire, mais c'était une star absolue.

Alors bien sûr l'homme reste sulfureux: son changement d'apparence, ses scandales à répétition, ses lubbies de gamin etc... il n'est pas question de le nier mais plutôt de rendre hommage à l'artiste et au précurseur qui a su imposé son talents, ses rythmes et ses délires.

Et bien sûr j'en profite pour le remercier pour ces chansons remarquables empreintes de tolérance et d'altruisme telles que Earth Song (évidemment!), Heal the world, We are the world, Black or White...

Nous perdons un artiste qui aura été un trait d'union entre les continents et les gens!

Par aurél - Publié dans : chlorozik: la chanson verte.
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Un chanteur blanc et un chanteur noir s'unissent dans cette belle chanson contre le racisme et pour la tolérance.

Une belle image: vivons ensemble comme les touches d'un piano!
Après tout, sur un piano, les touches noires d'ébène (ebony) et blanches d'ivoire (ivory) cohabitent, vivent côte à côte sur le même clavier et contribuent toutes ensemble à l'imagination,  la création et la réalisation d'une oeuvre musicale.

Et cette chanson peut également aider à être plus tolérant avec soi-même: chaque individu est comme un clavier, il est capable du pire (les notes graves) comme du meilleur (les notes aigues).
Il faut l'accepter, accepter de n'être pas parfait et trouver l'équilibre antre ces deux forces afin d'accéder à l'harmonie de l'être!


Toute une philosophie de respect de l'autre et  de soi !



EBONY AND IVORY

(P.Mc Cartney, S.Wonder, 1982)


Ebony and ivory live together in perfect harmony
Side by side on my piano keyboard, oh lord, why dont we?
We all know that people are the same where ever we go
There is good and bad in evryone,
We learn to live, we learn to give
Each other what we need to survive together alive.

Ebony and ivory live together in perfect harmony
Side by side on my piano keyboard, oh lord why dont we?

Ebony, ivory living in perfect harmony
Ebony, ivory, ooh

We all know that people are the same where ever we go
There is good and bad in evryone,
We learn to live, we learn to give
Each other what we need to survive together alive.

Ebony and ivory live together in perfect harmony
Side by side on my piano keyboard, oh lord why dont we?




Par aurél - Publié dans : chlorozik: la chanson verte.
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Voici la chanson que je me passe en boucle ces temps-ci et qui 20 ans après sa sortie est toujours d'actualité!

Toujours en recherche d'emploi, j'ai fini par comprendre que dans ce monde individualiste qui ne fait aucun cadeau il faut se faire soit même sa place et aller chercher soi-même, avec les dents et les ongles, ce que l'on veut.

Une chanson très forte!


C'EST TA CHANCE
JEAN JACQUES GOLDMAN
1988

Il faudra que tu sois douce
Et solitaire aussi
Il te faudra gagner pouce à pouce
Les oublis de la vie
Oh, tu seras jamais la reine du bal
Vers qui se tournent les yeux éblouis
Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes
Puisque tu n'es pas née jolie

Il faudra que tu apprennes
A perdre, à encaisser
Tout ce que le sort ne t'a pas donné
Tu le prendras toi-même
Oh, rien ne sera jamais facile
Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
Et toi seule en sauras le prix

C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C'est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence
Qui t'avance un peu plus loin

Toi, t'es pas très catholique
Et t'as une drôle de peau
Chez toi, les fées soi-disant magiques
Ont loupé ton berceau
Oh, tu seras jamais notaire
Pas de privilège hérité
Et si t'as pas les papiers pour être fonctionnaire
Tout seul, apprends à fonctionner

C'est ta chance, ta force, ta dissonance
Faudra remplacer tous les "pas de chance" par de l'intelligence
C'est ta chance, pas le choix
C'est ta chance, ta source, ta dissidence
Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d'evidence
Ta puissance naîtra là

C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C'est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où ti viendras puiser la force et l'impertinence
Qui t'avance un peu plus loin


Par aurél - Publié dans : chlorozik: la chanson verte.
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