En ce moment, l'environnement a les honneurs de la presse.
Les températures extrémement douces de cet hiver, l'absence de neige en montagne, les tempêtes à répétition, les canicules, tous ces évènements ont contribué à une prise de conscience sur les enjeux du climat.
Pourtant, depuis quelques temps, des personnalités médiatiques n'hésitent pas à aller à contre-courant en tenant des propos ouvertement anti-environnement.
Ainsi, plusieurs candidats à l'élection présidentielle (CPNT, MNF, FN, LO, LCR) ont refusé de signer le pacte écologique de N.Hulot pour des raisons productivistes.
Aujourd'hui encore le géophysicien et ancien ministre de la recherche Claude Allègre a provoqué un tollé en affirmant que les effets du réchauffement climatique étaient à relativiser. Selon lui, la fonte de la banquise antarctique est trop insignifiante pour être imputée au climat.
De plus, selon lui le "global warming" n'aurait aucun rôle dans la fonte des glaces du Kilimandjaro qui a perdu 82% de sa couverture glaciaire.
Toujours dans le même registre, la présentatrice Maïtena Biraben a déclaré sur le plateau du Grand Journal de Canal+ du 10 janvier 2007 que "ce n'est pas très politiquement correct, mais j'avoue que le réchauffement de la planète me fait plaisir. Qu'on arrête enfin de se cailler en hiver."'
Même si la dame essayait de faire de l'humour, le propos a de quoi faire sourciller.
Ces trois exemples posent le même problème de fond:
PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LIBERTE D'EXPRESSION (médiatique ou individuelle) PEUVENT-ELLES COHABITER????
A l'heure où l'Humanité prend (trop?) lentement conscience de ses erreurs et tente d'envisager des solutions, est-il bon de laisser s'exprimer ceux qui sèment le doute ou
font passer les enjeux écologiques comme secondaires?
A l'inverse, la protection environnementale oserait-elle museler une liberté si chèrement acquise et défendue: la liberté d'expression?
Quel compromis adopter?...
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